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Hostels, l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché français

 Jo&Joe, New Nomads, France Hostels, (…) les enseignes d’hostels fleurissent progressivement sur l’Hexagone. Voici un tour d’horizon des principaux projets portés par les nouveaux acteurs de cette offre d’hébergement alternatif, à mi-chemin entre auberge de jeunesse et hôtel.

Ces établissements offrent la possibilité d’opter, à des tarifs très compétitifs, soit pour un lit dans un dortoir (de 4, 6, 8, 10 ou 12 lits), soit pour une chambre privée (double, triple ou quadruple), tout en bénéficiant d’espaces communautaires et de services hôteliers de qualité (bar, restaurant, rooftop, business corner, salle de jeux, etc.). Ils sont étudiés pour séduire prioritairement la clientèle des jeunes voyageurs, et les chiffres sont prometteurs. Selon l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), le tourisme des jeunes est l’un des secteurs qui connaît la plus rapide croissance ; de 2000 à 2012, les arrivées mondiales des jeunes sont passées de 136 millions à 187 millions (+38%), représentant environ 20% des voyages internationaux. Toujours selon l’OMT, en 2020, il y aura près de 300 millions (+60% par rapport à 2012) de voyages de jeunes !

Depuis 2008, la capacité d’accueil en hébergement pour jeunes a doublé sur Paris. Aujourd’hui, avec près de 8 960 lits, la capitale française est encore loin de rivaliser avec Londres et Berlin, qui en possèdent plus du double. Il est ainsi nécessaire d’offrir une solution d’hébergement adaptée pour séduire ces clientèles.

Spontanément, on citera Saint-Christopher Inn (20 établissements), véritable pionnier sur le marché français avec ses deux hébergements parisiens ; le Saint-Christopher Inn Canal en 2008 (300 lits) puis le Saint-Christopher Inn Gare du Nord en 2013 (580 lits). En 2015, Generator (12 établissements) a ouvert son premier hostel français dans le 10ème arrondissement de la capitale avec 920 lits, ce qui en fait aujourd’hui le plus gros porteur.

Déjà présent dans dix villes d’Europe (17 établissements), le groupe allemand Meininger inaugurera son premier établissement en France à Paris de 946 lits, situé Porte de Vincennes. Un second, d’environ 580 lits, est attendu dans le 7ème arrondissement lyonnais. L’ouverture de ces deux hébergements est prévue pour mi-2019. Meininger souhaite par ailleurs se développer dans les villes de Bordeaux, Lille, Toulouse, Marseille ou encore Strasbourg.

Avec son premier hostel de 145 lits ouvert à Hossegor le 29 mai dernier sous sa nouvelle marque Jo&Joe, le groupe français AccorHotels vient se confronter aux mastodontes du secteur. Deux autres ouvertures sont annoncées courant 2018, l’une à Bordeaux dans le nouveau quartier de Brazza avec près de 700 lits, l’autre à Gentilly (Val-de-Marne) près de la Cité Universitaire en plein développement avec 569 lits. D’ici 2020, le groupe ambitionne d’ouvrir une cinquantaine de Jo&Joe dans les principales métropoles françaises (Lyon, Marseille, Lille), mais aussi dans les capitales européennes (Berlin, Londres, Madrid, Amsterdam), sud-américaines et asiatiques.

Au-delà de ces poids lourds, d’autres acteurs se lancent sur ce marché, avec le soutien financier de la Caisse des Dépôts et de Bpifrance via le fonds « France Investissement Tourisme » déclenché en 2015.

Fondé en 2013 par trois associés, New Nomads a ouvert son premier établissement de 40 lits à Lyon en 2014, sous l’enseigne Slo Living Hostel. Une deuxième adresse lyonnaise, Away Hostel and Coffee Shop de 120 lits a ouvert en 2016. New Nomads s’attaque désormais au marché parisien avec deux appels à projets remportés.  Le premier de 142 lits a été sélectionné par le jury de « Réinventer Paris » sur le site « Buzenval » dans le 20ème arrondissement, le second de 179 lits dans le cadre du projet « Aurore » dédié à renforcer l’attractivité touristique du 13ème arrondissement. Ainsi, les trois associés prévoient d’atteindre une capacité minimale de 500 lits d’ici 2020.

Autre lauréat du jury « Réinventer Paris », France Hostels, sur le site « Morland » dans le 4ème arrondissement, avec son premier établissement de 404 lits pour une ouverture annoncée en 2020. Le groupe se positionne également sur des projets dans les centres de grandes métropoles françaises (Lille, Marseille, Strasbourg) ainsi que dans une station de sports d’hiver. France Hostels souhaite mener un plan de développement ambitieux de huit hébergements pour une capacité totale d’environ 2 000 lits à horizon 2020.

Enfin, dernière start-up à se lancer sur ce créneau, MELT, qui recherche actuellement des sites d’implantation proche des gares, des centres ou des lieux de vie dans les principales  villes françaises pour y développer des hébergements de 200 à 400 lits. MELT se positionne, entre autres, sur la consultation pour la création d’un hostel d’une capacité maximale de 250 lits au sein du quartier de la Prairie au Duc à Nantes dont la livraison est prévue pour fin 2020.

A l’échelle parisienne, ce sont près de 2 240 lits supplémentaires (+25% par rapport à 2016) en auberges de jeunesse nouvelle génération qui sont programmés à horizon 2020. Cette dynamique permettra de combler le retard sur ce segment et ainsi diversifier les propositions pour ces clientèles, souvent séduites par les offres d’hébergement collaboratif.

Article écrit par Brice Lhabitant, consultant

 

Ce week-end a eu lieu à Paris la 3e édition de l’Open Swin Stars inspirée de la traversée de Paris à la nage qui s’est disputée sans interruption de 1905 à la fin des années 50 à Paris dans la Seine. Près de 1 500 participants ont ainsi pu nager dans le canal de l’Ourcq et le bassin de la Villette.  Il est bon de rappeler qu’au début du siècle dernier, les rivières en milieu urbain – et notamment la Seine – étaient des hauts lieux de baignade. Cette pratique s’est vue fortement encadrée puis totalement interdite à partir des années 1920 à Paris en raison de la pollution des cours d’eau, des préoccupations liées à la sécurité des baigneurs associées à l’explosion des piscines artificielles dans les années 1930.

La Seine au siècle dernier.  A droite : 350 nageurs sous le pont National à Paris en 1934 – A Gauche : «la baignade du Port-à-l’Anglais» sur les bords de Seine entre Vitry et Ivry dans les années 1960.

Il faut attendre les années 1980 pour que les villes se réconcilient progressivement avec leur fleuve : Bordeaux, Lyon, Paris se réapproprient progressivement leurs berges et les projets d’aménagement associés à la piétonisation transforment progressivement ces espaces en lieux de rencontres, de détente et de balade.

Mais ce retour aux quais ne s’accompagne pas pour autant d’un retour à l’eau. Dès lors, des initiatives spontanées se développent et l’on revendique aujourd’hui un « droit à la baignade », renforcé ces dernières années par les effets caniculaires que tout le monde connait. Les « baignades pirates » se multiplient et il n’est pas rare de croiser en été à Paris des baigneurs sautant dans la Seine, dans les fontaines ou nageant dans le bassin de la Villette*. Plus qu’un moment de détente simple et gratuit, c’est pour beaucoup un acte de réappropriation d’un bien commun, un acte de résistance face à un espace public devenu trop réglementé ou privatisé ou encore une revendication pour un espace public plus festif, plus « fun ».

*Voir à ce sujet le collectif « le laboratoire des baignades urbaines expérimentales » qui gère un observatoire des différentes initiatives existantes à ce sujet et travaille à la réappropriation des fontaines et canaux de la capitale.

Les aménagements suivent doucement : à côté du miroir d’eau à Bordeaux, véritable succès en termes d’appropriation, Paris s’est engagé dans un plan « nager à Paris ». A Berlin, une péniche transformée en bassin de nage est ouverte en 2004 et à Londres un projet de piscine flottante financée par crowfunding est à l’étude. 

Au début de l’année, le Pavillon de l’Arsenal, en partenariat avec la Ville de Paris lance « Faire Paris », le premier accélérateur de projets urbains et architecturaux innovants. Parmi les 25 lauréats, deux mettent à l’honneur l’eau et la baignade : la piscine écologique flottante de l’agence BASE et le pont trampoline gonflable de l’agence parisienne ASC. 

A l’occasion de la journée mondiale de l’eau, la métropole du Grand Paris s’est engagée à rendre la baignade possible dans la Seine en 2024. D’ici-là, les parisiens pourront profiter à partir de cet été de la première baignade en eau naturelle au bassin de la Villette grâce à l’aménagement d’une structure flottante de 1500m².

Article écrit par Chloé Le Roy, consultante

 

 

 

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Ce partenariat s’illustrera notamment par la participation à la manifestation annuelle, Les Rencontres du Tourisme Culturel, qui se tiendra cette année le 16 décembre au Centre Pompidou.

http://rencontres-tourisme-culturel.culturecommunication.gouv.fr/

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